" La nuit quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille. L'insomnie est la face sombre de l'imagination. je connais ces heures noires et secrètes. Au matin on se réveille engourdi, les scénarios catastrophes sont devenus extravagants, la journée effacera leur souvenir, on se lève, on se lave et on se dit qu'on va y arriver.
Mais parfois la nuit annonce la couleur, parfois la nuit révèle la seule vérité : le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été." [...]
Il faut donc profiter de l'instant présent, avec les personnes du Moment..
" Dans les livres il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temsp passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'Espoir, La chute, comme des tableaux.Mais dans la vie il n'y a pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est seul avec son costume, et tant pis s'il est tout déchiré." [...]
" J'aurais fait n'importe quoi pour que No reste chez nous. Je voulais qu'elle fasse partie de notre famille, qu'elle ait son bol, sa chaise, son lit, à la bonne taille, je voulais les dimanches aux couleurs d'hiver, le parfum de la soupe échappé de la cuisine. Je voulais que notre vie ressemble à celle des autres. Je voulais que chacun ait sa place à table, son heure pour la salle de bains, son rôle dans l'organisation domestique, qu'il n'y ait plus qu'à laisser filer le temps.
Je croyais que l'on pouvait enrayer le cours des choses, échapper au programme. Je croyais que la vie pouvait être autrement. Je croyais qu'aider quelqu'un ça voulait dire tout partager, même ce qu'on ne peut pas comprendre, même le plus sombre. La vérité c'est que je ne suis qu'une madame-je-sais-tout ( c'est mon père qui le dit quand il est en colère), un ordinateur en plastique minable qu'on fabrique pour les enfants avec des jeux, des devinettes, des parcours fléchés et une voix débile qui donne la bonne réponse. La vérité c'est que je n'arrive pas à faire mes lacets et que je suis équipée de fonctionnalités merdiques qui ne servent à rien. La vérité c'est que les choses sont ce qu'elles sont. La réalité reprend toujours le dessus et l'illusion s'éloigne sans qu'on s'en rende compte. La réalité a toujours le dernier mot. C'est Monsieur Marin qui a raison, il ne faut pas rêver. Il ne faut pas espérer changer le monde car le monde est bien plus fort que nous. "[...]
Ce livre est teellement réel, magique... la réalité avec une part de rêve d'espoir qu'on peut avoir à cet âge ( et encore après pour les grands rêveurs^^)... bref à lire... Sublime découverte
Dans ce monde d'abrutis, il reste des Merveilles =)
( j'attends les nuages :p)
Mais parfois la nuit annonce la couleur, parfois la nuit révèle la seule vérité : le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été." [...]
Il faut donc profiter de l'instant présent, avec les personnes du Moment..
" Dans les livres il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temsp passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'Espoir, La chute, comme des tableaux.Mais dans la vie il n'y a pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est seul avec son costume, et tant pis s'il est tout déchiré." [...]
" J'aurais fait n'importe quoi pour que No reste chez nous. Je voulais qu'elle fasse partie de notre famille, qu'elle ait son bol, sa chaise, son lit, à la bonne taille, je voulais les dimanches aux couleurs d'hiver, le parfum de la soupe échappé de la cuisine. Je voulais que notre vie ressemble à celle des autres. Je voulais que chacun ait sa place à table, son heure pour la salle de bains, son rôle dans l'organisation domestique, qu'il n'y ait plus qu'à laisser filer le temps.
Je croyais que l'on pouvait enrayer le cours des choses, échapper au programme. Je croyais que la vie pouvait être autrement. Je croyais qu'aider quelqu'un ça voulait dire tout partager, même ce qu'on ne peut pas comprendre, même le plus sombre. La vérité c'est que je ne suis qu'une madame-je-sais-tout ( c'est mon père qui le dit quand il est en colère), un ordinateur en plastique minable qu'on fabrique pour les enfants avec des jeux, des devinettes, des parcours fléchés et une voix débile qui donne la bonne réponse. La vérité c'est que je n'arrive pas à faire mes lacets et que je suis équipée de fonctionnalités merdiques qui ne servent à rien. La vérité c'est que les choses sont ce qu'elles sont. La réalité reprend toujours le dessus et l'illusion s'éloigne sans qu'on s'en rende compte. La réalité a toujours le dernier mot. C'est Monsieur Marin qui a raison, il ne faut pas rêver. Il ne faut pas espérer changer le monde car le monde est bien plus fort que nous. "[...]
Ce livre est teellement réel, magique... la réalité avec une part de rêve d'espoir qu'on peut avoir à cet âge ( et encore après pour les grands rêveurs^^)... bref à lire... Sublime découverte
Dans ce monde d'abrutis, il reste des Merveilles =)
( j'attends les nuages :p)
