Il répondit spontanément qu'il dépenserait chaque dollar à se faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens qu'il aimait. Il ferait en sorte d'utiliser chaque quarters offerts par cette "banque magique" pour apporter du bonheur dans sa vie et dans celle de ceux qui l'entouraient,"même auprès de ceux que je ne connais pas d'ailleurs, parce que je ne crois pas que je pourrais dépenser pour moi et pour mes proches 86 400 dollars par jour, mais ou veux-tu en venir ? "
elle répondit : "cette banque magique nous l'avons tous, c'est le temps ! La Corne d'abondance des secondes qui s'égrenent!"
Chaque matin, au réveil, nous sommes crédité de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir il n'y a pas de report à nouveau, ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer.
Chaque matin, cette magie recommence, nous sommes recrédités de 86 400 secondes de vie, et nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucunpréavis : à tout moments, la vie peut s'arrêter. Alors qu'en faisons-nous de nos 86 400 secondes quotidiennes? "Cela n'est-il pas plus important que des dollars, des secondes de vie ?"
Depuis son accident elle comprenait chaque jour combien peu de gens réalisaient comment le temps se comptent et s'apprécie. Elle lui expliqua les conclusions de son histoire : "Tu veux comprendre ce qu'est une année de vie: pose la question à un étudiant qui vient de rater son examen de fin d'année. Un mois de vie : parles-en à une mère qui vient de mettre au monde un enfant prématuré et qui attend qu'il sorte de sa couveuse pour serrer son bébé dans ses bras, sain et sauf. Une semaine : interroge un homme qui travaille dans une usine ou dans une mine pour nourrir sa famille. Un jour : demande à deux amoureux transis qui attendent de se retrouver. Une heure : questionne un claustrophobe, coincé dans un ascenseur en panne. Une seconde : regarde l'expression d'un homme qui vient d'échapper à un accident de voiture, et un millième de seconde : demande à l'athlète qui vient de gagner la médaille d'argent aux jeux Olympiques, et non la médaille d'or pour laquelle il s'était entraîné toute sa vie. La vie est magique,Arthur, et je t'en parle en connaissance de cause, parce que depuis mon accident je goûte le prix de chaque instant. Alors je t'en prie, profitons de toutes ces secondes qui nous restent."
Extrait de Et si c'était vrai... de Marc Lévy
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Un livre superbe!